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En quelque sorte, oui.
Après quelques années à maitriser quasi-exclusivement du Warhammer, la pause s’impose. Non que l’univers m’attire moins mais à force de se limiter à ce jeu, j’ai atteint une sorte d’overdose. J’ai envie de changer, de voir du pays. Les symptômes courent depuis un moment : ma campagne est à l’arrêt, je n’ai jamais eu le courage de préparer le second tome de cette dernière.
Alors j’ai essayé quelques autres jeux, Qin, Kuro, Dark Heresy … et j’en essaierai sans doute d’autres à l’avenir, bien que je me sente motivé (comme je ne l’ai pas été depuis bien longtemps) pour une campagne de Kuro. Les joueurs ont bien accroché et je me suis vraiment fait plaisir sur le premier scénario, Origami (merci K pour les aides de jeu
)
A voir ce que l’avenir me réservera et réservera à mes joueurs. Je vais sans doute tenter d’alterner quelques univers de jeu différent, pour éviter de reproduire ce qui s’est passé avec Warhammer …
Et étrangement, maintenant que je l’ai mis un peu de côté, je me sens de nouveau motivé pour “certains” projets liés à Warhammer … à voir …
Le panda rôliste,
pensif …
Aujourd’hui, ce n’est pas un carton que j’ai ouvert, c’est un livre d’aventures … dans un monde périlleux ou prennent vie des aventures fantastiques. Ou plutôt un monde “de héros malgré eux, un monde de luttes désespérées et de noire ironie”. Le monde de Warhammer.
Certains joueurs diraient, “un monde où la bonne solution à un problème est celle qui permet de survivre jusqu’au prochain scénario” … ![]()
Ce monde, je suis l’un de ses conteurs, ces êtres mystérieux que l’on nomme “maître des jeux” ou MJ qui font basculer le présent et l’avenir sur un simple jet de dés (et qui, accessoirement, sont parfois capable de faire croire à leurs joueurs crédule que le scénario qu’ils sont en train de jouer a bel et bien été préparé
). Malgré tout, les héros de l’histoire restent les joueurs, ceux qui triment dans la boue des sombres forêts de la Drakwald, ceux qui luttent contre les nobles corrompus sans autre paiement que leur propre survie, mais aussi ceux qui chaque jour font reculer la date de la chute de l’empire des hommes. Ces joueurs ne quittent pas leur chaise, mais leur imagination les fait chevaliers, ménestrels, vagabonds ou simple marchand. Les coups de masses et de lance qu’ils donnent ne sont que des paroles, mais leurs mains tiennent les dés comme des épées (enfin … comme des épées qui peuvent rouler sous les meubles et se coincer sous le canapé …). Nous sommes tous humains, et pourtant, l’espace d’un instant, ils se font Nains, Halflings ou Elfes.
Ce livre que j’ouvre aujourd’hui conte l’histoire de cinq aventuriers, poussés sur les routes par les circonstances, héros malgré eux, pions sur un échiquier dont ils n’ont qu’entraperçu l’immensité et la complexité (si si, je vous assure). Comme dans tout roman d’aventure, les premiers chapitres mettent en place les personnages, leur caractère, leurs motivations. Un homme, assez jeune et pourtant déjà marqué par de nombreux combats, l’épaisseur de sa barbe rousse et son crane dégarni en font une figure remarquée des milieux peu recommandables de l’empire. Mal à l’aise en société, il a vite du abandonner l’espoir de s’installer comme serveur ou artisan pour se consacrer à ce qu’il sait le mieux faire : se battre. Gladiateur, il voyage de ville en ville, à la frontière de l’illégalité. La guerre en a fait un réfugié comme un autre en sécurité précaire derrière les murs de Middenheim. Il est accompagné d’une halfling qui a quitté son Moot natal pour rendre visite à un parent, tenant une auberge réputée dans la cité. Au cours de son voyage, le contact avec la dure réalité de l’Empire, ses parias et ses inégalités lui ont forgé un caractère d’agitatrice qui, si ses paroles sont discrète, possède une plume acérée. Ceci ne l’empêche pas, lorsque le cours des évènements se fait plus clément, de discuter cuisine avec ses compatriotes, croisés au détour d’une auberge. Lorsque ce groupe a du fuir la petite bourgade d’Untergardt menacée par une armée d’hommes bêtes, ils se sont vus rejoint par le geôlier de la ville, désormais sans logis et sans but précis. Comment ce nain s’était retrouvé à exercer cette profession dans une ville humaine, ses compagnons l’ignorent encore. Il était accompagné d’une naine, ancienne membre de la milice d’Untergardt. Après leur arrivée dans la cité du Loup blanc, les circonstances leur ont fait rencontrer le cinquième personnage de l’équipe alors que leur auberge était le siège d’évènements étranges … qui était elle, cette vagabonde aux vêtements usés par les voyages, aux membres agiles et à la voix mélodieuse ? Quel ne fut pas le choc du nain lorsqu’il se rendit compte qu’il s’agissait … d’une elfe.
Les personnages installés, le décor est le sujet principal des chapitres suivants alors que l’équipe parcours les divers quartiers de Middenheim, pauvres comme riches, mais tous marqués par le conflit récent. La ville est emplie de réfugiés de tous horizons et le brouhaha semble ne jamais pouvoir cesser, alors que, dans les ombres des égouts et des tunnels qui parcourent l’Ulricsberg, des créatures étranges et inquiétantes rôdent. Ce chapitre se termine par une description de l’immense temple d’Ulric, divinité tutellaire de la ville alors que nos aventuriers sont envoyés dans la forêt, pour y récupérer un objet de pouvoir impie.
Le chapitre suivant voit le Gladiateur retrouver son sombre passé et des souvenirs enfouis alors qu’il semble se perdre dans la ville “coté pile” contrôlée par les bandes et les organisateurs de combats clandestins. Suite à un empoisonnement, la halfling est forcée de passer la semaine qui suit aux soins des prêtresses de Shallya alors que seuls le nain, la naine et l’elfe se dirigent vers le coeur de la forêt, guidés par les visions troublantes d’un aveugle.
L’histoire commence ici, alors que les quatre personnages, fourbus après une longue marche loin de toute terre civilisée et quelques escarmouches contre des hommes bête atteignent finalement une clairière. En son centre, un gigantesque monolithe recouvert de sang séché et d’écrits impies dans une langue incompréhensible, a la base de ce dernier, une pile de cranes, une montagne d’ossements. Partout dans la zone, des restes de foyers et, patrouillant dans ce paysage terrible, une créature qui ne semble pas encore avoir aperçu nos héros. Grand, velu, à tête bovine et maniant une redoutable hache à deux mains, un minotaure garde l’endroit. C’est pourtant là que mènent les visions et ils vont devoir se débarrasser de lui …
Camouflés dans les buissons, ils se préparent à recevoir l’assaut qu’ils savent imminent alors que l’Elfe bande son arc. Le temps suspends son vol et la flèche semble voler au ralenti … avant de ricocher avec un bruit sec sur la pierre noire du Monolithe. Le monstre, intrigué, se retourne alors qu’une deuxième flèche vient lui égratigner une oreille puis charge accompagnant son mouvement par un mugissement empli de haine. Une flèche l’atteint lors de sa course qu’il finit brutalement, empalé sur une hallebarde naine tenue d’une main ferme. Gêné dans ses mouvements, affaibli, il finira par succomber. Heureux d’avoir éliminé le gardien, leurs armes encore dégoulinantes de son sang, l’équipe se dirige alors vers le centre de la clairière, plus proche de leur but que jamais. Si seulement ils savaient ce qui les attendait …
Mais ce sera l’objet d’un second chapitre, ou d’un second tome …
Le panda, “légèrement” à la bourre …
… et spécialiste des articles à rallonge ![]()
