Aujourd’hui, ce n’est pas un carton que j’ai ouvert, c’est un livre d’aventures … dans un monde périlleux ou prennent vie des aventures fantastiques. Ou plutôt un monde “de héros malgré eux, un monde de luttes désespérées et de noire ironie”. Le monde de Warhammer.
Certains joueurs diraient, “un monde où la bonne solution à un problème est celle qui permet de survivre jusqu’au prochain scénario” … ![]()
Ce monde, je suis l’un de ses conteurs, ces êtres mystérieux que l’on nomme “maître des jeux” ou MJ qui font basculer le présent et l’avenir sur un simple jet de dés (et qui, accessoirement, sont parfois capable de faire croire à leurs joueurs crédule que le scénario qu’ils sont en train de jouer a bel et bien été préparé
). Malgré tout, les héros de l’histoire restent les joueurs, ceux qui triment dans la boue des sombres forêts de la Drakwald, ceux qui luttent contre les nobles corrompus sans autre paiement que leur propre survie, mais aussi ceux qui chaque jour font reculer la date de la chute de l’empire des hommes. Ces joueurs ne quittent pas leur chaise, mais leur imagination les fait chevaliers, ménestrels, vagabonds ou simple marchand. Les coups de masses et de lance qu’ils donnent ne sont que des paroles, mais leurs mains tiennent les dés comme des épées (enfin … comme des épées qui peuvent rouler sous les meubles et se coincer sous le canapé …). Nous sommes tous humains, et pourtant, l’espace d’un instant, ils se font Nains, Halflings ou Elfes.
Ce livre que j’ouvre aujourd’hui conte l’histoire de cinq aventuriers, poussés sur les routes par les circonstances, héros malgré eux, pions sur un échiquier dont ils n’ont qu’entraperçu l’immensité et la complexité (si si, je vous assure). Comme dans tout roman d’aventure, les premiers chapitres mettent en place les personnages, leur caractère, leurs motivations. Un homme, assez jeune et pourtant déjà marqué par de nombreux combats, l’épaisseur de sa barbe rousse et son crane dégarni en font une figure remarquée des milieux peu recommandables de l’empire. Mal à l’aise en société, il a vite du abandonner l’espoir de s’installer comme serveur ou artisan pour se consacrer à ce qu’il sait le mieux faire : se battre. Gladiateur, il voyage de ville en ville, à la frontière de l’illégalité. La guerre en a fait un réfugié comme un autre en sécurité précaire derrière les murs de Middenheim. Il est accompagné d’une halfling qui a quitté son Moot natal pour rendre visite à un parent, tenant une auberge réputée dans la cité. Au cours de son voyage, le contact avec la dure réalité de l’Empire, ses parias et ses inégalités lui ont forgé un caractère d’agitatrice qui, si ses paroles sont discrète, possède une plume acérée. Ceci ne l’empêche pas, lorsque le cours des évènements se fait plus clément, de discuter cuisine avec ses compatriotes, croisés au détour d’une auberge. Lorsque ce groupe a du fuir la petite bourgade d’Untergardt menacée par une armée d’hommes bêtes, ils se sont vus rejoint par le geôlier de la ville, désormais sans logis et sans but précis. Comment ce nain s’était retrouvé à exercer cette profession dans une ville humaine, ses compagnons l’ignorent encore. Il était accompagné d’une naine, ancienne membre de la milice d’Untergardt. Après leur arrivée dans la cité du Loup blanc, les circonstances leur ont fait rencontrer le cinquième personnage de l’équipe alors que leur auberge était le siège d’évènements étranges … qui était elle, cette vagabonde aux vêtements usés par les voyages, aux membres agiles et à la voix mélodieuse ? Quel ne fut pas le choc du nain lorsqu’il se rendit compte qu’il s’agissait … d’une elfe.
Les personnages installés, le décor est le sujet principal des chapitres suivants alors que l’équipe parcours les divers quartiers de Middenheim, pauvres comme riches, mais tous marqués par le conflit récent. La ville est emplie de réfugiés de tous horizons et le brouhaha semble ne jamais pouvoir cesser, alors que, dans les ombres des égouts et des tunnels qui parcourent l’Ulricsberg, des créatures étranges et inquiétantes rôdent. Ce chapitre se termine par une description de l’immense temple d’Ulric, divinité tutellaire de la ville alors que nos aventuriers sont envoyés dans la forêt, pour y récupérer un objet de pouvoir impie.
Le chapitre suivant voit le Gladiateur retrouver son sombre passé et des souvenirs enfouis alors qu’il semble se perdre dans la ville “coté pile” contrôlée par les bandes et les organisateurs de combats clandestins. Suite à un empoisonnement, la halfling est forcée de passer la semaine qui suit aux soins des prêtresses de Shallya alors que seuls le nain, la naine et l’elfe se dirigent vers le coeur de la forêt, guidés par les visions troublantes d’un aveugle.
L’histoire commence ici, alors que les quatre personnages, fourbus après une longue marche loin de toute terre civilisée et quelques escarmouches contre des hommes bête atteignent finalement une clairière. En son centre, un gigantesque monolithe recouvert de sang séché et d’écrits impies dans une langue incompréhensible, a la base de ce dernier, une pile de cranes, une montagne d’ossements. Partout dans la zone, des restes de foyers et, patrouillant dans ce paysage terrible, une créature qui ne semble pas encore avoir aperçu nos héros. Grand, velu, à tête bovine et maniant une redoutable hache à deux mains, un minotaure garde l’endroit. C’est pourtant là que mènent les visions et ils vont devoir se débarrasser de lui …
Camouflés dans les buissons, ils se préparent à recevoir l’assaut qu’ils savent imminent alors que l’Elfe bande son arc. Le temps suspends son vol et la flèche semble voler au ralenti … avant de ricocher avec un bruit sec sur la pierre noire du Monolithe. Le monstre, intrigué, se retourne alors qu’une deuxième flèche vient lui égratigner une oreille puis charge accompagnant son mouvement par un mugissement empli de haine. Une flèche l’atteint lors de sa course qu’il finit brutalement, empalé sur une hallebarde naine tenue d’une main ferme. Gêné dans ses mouvements, affaibli, il finira par succomber. Heureux d’avoir éliminé le gardien, leurs armes encore dégoulinantes de son sang, l’équipe se dirige alors vers le centre de la clairière, plus proche de leur but que jamais. Si seulement ils savaient ce qui les attendait …
Mais ce sera l’objet d’un second chapitre, ou d’un second tome …
Le panda, “légèrement” à la bourre …
… et spécialiste des articles à rallonge ![]()

4 comments
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février 20, 2008 à 3:10
ClaireLK
Héhé, voyons l’histoire sous un autre angle…
Alors ce jour-là, l’elfe ayant eu la mauvaise idée de se trouver dans la même auberge que deux boulets nains, elle se retrouva embarquée dans une histoire qui échappa vite à son contrôle… En effet, quel elfe aurait fait équipe avec un nain de son plein gré, encore plus avec DEUX nains ???
Toujours est-il qu’après deux ou trois courses dans Middenheim : des diablotins (qui ressemblaient à des singes, j’en suis sûre, malgré ce que peut dire le narrateur, je les ai bien vu moi…) dégommés à coups de pierres (mon arc est en miette…), une demoiselle en détresse à sauver, et des rats cornus à pister (il n’est pas question que je mette les pieds dans l’eau des égouts, le nain peut bien y aller…), on s’est fait remarquer par les guignols en robe qui prient des dieux qui n’existent pas.
Ils nous ont convoqués (c’était pas une invitation… non mais pour qui ils se prennent ceux-là…) est nous ont confié un vieil aveugle à baby-sitter. Il devait nous guider vers un objet qu’on devait ensuite ramener (l’objet, mais le vieux aussi…).
Et nous voilà partis, les deux nains et moi pour la forêt de Drakwald. Oui, on n’était que trois parce que le grand escogriffe de gladiateur devait réparer les dégâts causés à l’auberge par une bagarre déclenchée pour cause d’ébriété avancée et collective, heureusement que je n’étais pas là pour voir ça (ou plutôt, malheureusement, sinon tout ceci ne serait peut-être pas arrivé…), et l’halfling n’était pas encore remise de la rencontre avec les rats (petite nature va !).
Après avoir subi les deux nains pendant des jours de voyage, à devoir ouvrir la route dans la forêt à grands coups d’épée (“et pourquoi ce ne serait pas les nains qui passeraient devant aujourd’hui hein ?” “Parce qu’on est trop petits…” Peuh, sale excuse !), etc…, le vieux nous a guidé jusqu’à une clairière où nous attendait un ruminant de la pire espèce…
Je devais être dans un mauvais jour, c’est pas possible qu’autant de poisse arrive à la même personne en une seule journée : les nains au réveil, la forêt, la clairière super glauque avec le minotaure… C’est donc sans suprise que j’ai raté tous mes tirs ce jour-là, j’aurai raté un cachalot dans un couloir… Et évidemment, ce sont les nains qui ont retiré toute la gloire de ce combat…
C’est donc dans une forme olympique et avec un moral d’enfer (c’est de l’ironie là hein…) que j’ai abordé la suite de l’aventure, où bien sûr, rien ne s’est déroulé tel que nous l’aurions souhaité…
Leanor, l’elfe.
février 20, 2008 à 4:50
Pierrick
Résumé très sympathique de ta campagne… Tu ne perds pas la main Tolk ! Et puis comme tu dis, ça t’entraine pour ton Grand Oeuvre ! Car le Tolkpanda n’est pas un panda normal… c’est un panda moine-copiste voire un pandalchimiste… En ce moment il s’interesse à la sorcellerie (et aux methodes d’interrogations) mais ceci est une autre histoire…
ps (dans le texte de ClaireLK) : ah… une demoiselle en détresse à sauver ? Cela me rappelle quelque chose ! ^^
mars 16, 2008 à 5:19
Tchule
Dither est un gladiateur. Enfin presque, Dither est un homme qui se bat dans les arènes pour gagner sa vie. La plupart des gladiateurs sont des abrutis qui cherchent la gloire en faisant preuve de bravoure et en cherchant à amuser le public.
La bravoure ça sert à rien…
Dither a fini dans l’arène après avoir testé tous les métier imaginables. Il a fui la campagne et les travaux des champs pour essayer de gagner sa vie en ville. Le problème c’est qu’il est allergique au travail. A chaque fois ça se termine par une visite à la taverne du coin plutôt que là où il est attendu quand ce n’est pas par un bagarre avec son employeur. Au final, gladiateur c’est pas si mal, c’est plutôt bien payé par rapport à la quantité d’effort fournie. Évidemment, c’est dangereux. Le truc c’est de ne pas avoir peur de refuser les combats trop risqués et de gagner ceux que l’on accepte le plus rapidement possible. Placer un coup dans un genou au détour d’une parade, un coup dans les côtes à l’occasion d’une esquive, ça ne plait pas forcément au public, mais un adversaire avec une rotule en moins c’est un adversaire qui ne pose plus de problème. Ce n’est pas que Dither aime particulièrement voir souffrir ses adversaires, ce n’est pas un de ces tarés de vicieux comme on peut trouver parfois, c’est juste que le meilleur moyen d’éviter de mourir c’est de ne pas avoir de pitié, de frapper fort et de frapper le premier.
Mourir ça sert à rien.
Le problème c’est qu’à force Dither a fini par se faire repérer. Pour un indépendant la difficulté c’est de trouver des combats et faire son difficile ou abimer les poulains des promoteurs ce n’est pas une bonne stratégie à long terme. Dither est entré dans l’arène sur le tard, et il se bat de façon suffisamment efficace pour ne pas porter trop de stigmates pour le moment, mais il ne compte pas faire carrière. L’idéal serai de gagner suffisamment d’argent pour racheter un petit commerce et de faire travailler des employés, mais faut pas trop rêver, Dither sait que ce genre de chose n’arrive pas à tout le monde. D’ailleurs Dither n’espère rien de la vie et c’est mieux comme ça, quand on n’attend rien on est jamais déçu.
L’espoir ça sert à rien.
Ces derniers temps, Dither c’est retrouvé embarqué dans des histoire tordues, des magouilles entre prêtres de Sidmar et d’Ulrich, de la politique quoi. Remarque ça passe le temps, et puis mourir en chassant les hérétiques ou je ne sais quelle relique sacrée c’est pas beaucoup plus con de mourir devant des gens qui ont payé pour voir ça. Du coup il traine avec des compagnons plutôt étranges, des nains, des halflings et des elfes.
Les elfes …
…
…
…
ça sert à vraiment rien.
avril 30, 2008 à 10:56
Pierrick
Hum… et la suite ? ^^